Après une présentation, hier, du contenu des principales délibérations votées lundi soir par les élus du conseil municipal, suite et fin de notre compte rendu avec les réponses apportées par la majorité aux questions diverses formulées par l'opposition socialiste.
Pas digne la politique jeunesse ?.- Pour Aurélie Canda, élue d'opposition PS, des coupes claires ont été opérées au niveau du budget municipal consacré au centre de loisirs La qualité des prestations proposées cette année aux jeunes s'en ressentirait. « Faux » a répondu la majorité par le biais de Régine Merlin, qui affirme que la ville de Lillers répond « à des besoins recensés de la population » visant à « éduquer pour demain » grâce, notamment, à des moyens humains et matériels adaptés. Preuve avancée par l'adjointe à la jeunesse, la municipalité aurait « fait progresser son budget centres de loisirs de 20 000 E » entre 2007 et cette année. Et de dénoncer une préférence de l'opposante « pour l'agitation à la concertation » en commission.
Zones d'ombre autour de l'éclairage public ?.- Selon Aurélie Canda toujours, plusieurs quartiers de la commune souffrent des dysfonctionnements du réseau d'éclairage public et se retrouvent plongés dans l'obscurité à tour de rôle. Pascal Barois a avancé en retour une explication technique. L'absence d'éclairage s'expliquerait par endroits par l'existence de systèmes d'éclairage différents. « Il existe deux systèmes de mise en service de l'éclairage public sur le territoire , a expliqué l'élu. Les horloges astronomiques programmées et les cellules photoélectriques qui réagissent en fonction de l'intensité lumineuse naturelle. » La cohabitation de ces deux dispositifs expliquerait des mises en service différenciées dans le temps - d'où des zones éclairées et d'autres qui ne le sont pas - mais qui, selon le premier adjoint, « ne sont pas des dysfonctionnements ». Il a rappelé à ce propos que la compétence éclairage public était du ressort de l'intercommunalité et que le changement des ampoules défectueuses s'opérait selon un planning bâti à l'échelle des 21 communes de la CAL. Par ailleurs, l'intercommunalité prévoirait la réalisation d'un audit pour optimiser le réseau et plus globalement l'efficacité énergétique des bâtiments communaux.
Sucrerie : ça grogne toujours rue de Verdun.- La troisième question posée a concerné la sucrerie et « ses nuisances sonores perturbant la tranquillité des riverains excédés à l'entrée de la rue de Verdun », dixit l'opposition. Qui demande les solutions envisagées par la majorité. « Autruche ? moi jamais ! », a-t-elle répondu en substance par la voix du même Pascal Barois. Pour lui, des engagements ont été pris par la ville, comme par Tereos, « lors d'une récente la table ronde » qui a réuni les acteurs en présence et les riverains concernés. Une réunion qui aurait permis aux habitants d'exposer leurs doléances, et à l'industriel, ses contraintes de fonctionnement et ses efforts consentis (notamment auprès des transporteurs). Et le premier adjoint d'en appeler là-dessus à la prise en compte « du poids économique et social de l'activité sucrière » à Lillers, « en emplois directs comme en emplois induits ». La ville a aussi annoncé qu'elle veillerait à ne pas alimenter l'activité immobilière sur ce secteur « qui jouxte des terrains classés à vocation économique ».
> En fin de séance, 23 élus du conseil ont voté en faveur du projet de motion présenté par Carole Dubois pour manifester leur opposition au projet de réforme territorial du gouvernement. Un projet qui selon l'élue lilléroise « anéantira la fraternité et la laïcité en accentuant les inégalités entre territoires et citoyens ». Trois élus (dont S. Vedel et J.-B. Évrard) se sont abstenus. É. Demandrille et les socialistes ont apporté leur soutien à la majorité.
Article La Voix du Nord.